7.50 Km
2h30
450 m
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Vestige de l'habitat troglodyte...

De la Vallée du Tarn au Causse du Larzac…

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  • Saint Marcellin et Eglazines
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Le terme d’ermitage pour qualifier Saint-Pons est inopportun. Ces quelques pans de murs appartiennent à réduit fortifié, aménagé au Moyen-Age.

De nombreux châteaux rupestres semblables surveillaient le passage dans les gorges du Tarn et de la Jonte.
Il semble qu’un véritable village s’étageait au dessous des vestiges visibles, sur les pentes aujourd’hui embroussaillées.

Cité dès 1230, Le castel de Sant Pons de Rocafèra -la roche « sauvage »- appartenait à une famille de chevaliers, vassaux des barons de Meyrueis. Bien que dégradés par le temps, de grands pans de murs percés d’une porte en arc sur pieds-droits en retrait et deux petites fenêtres de facture romane constituent les vestiges du logis seigneurial. Plus loin, les restes d’une chapelle établie sur deux niveaux s’adossent à la roche. Son abside, creusée dans la falaise conserve le socle de son autel. Un chapelain résidait sur place jusqu’au XVIIème siècle, ce qui donna naissance à l’appellation d « ermitage ».

Un pèlerinage fut organisé ici jusqu’au début du XXème siècle. On venait y invoquer saint Pons pour la guérison des malformations infantiles. Ce type d’habitat troglodyte très ancien a été utilisé jusqu’à très récemment dans le hameau d’Eglazines que l’on aperçoit sous les falaises du causse de Sauveterre en direction de l’ouest. L’abbé Alexis Solanet dans «les Gorges du Tarn illustrées» (1894) écrit à propos d’Eglazines.
« Les maisons s’adaptent au rocher et font corps avec lui, (...) en y regardant bien on se rend conte qu’entre la roche naturelle et le mur fait de main d’homme, il y a une sympathie réelle, une affinité native dont l’indicible loi les amène à se mêler, à se pénétrer ».

A l’époque où ces lignes furent écrites, il y avait une vingtaine d’habitants dans ce hameau isolé de tout. Les grottes ou les simples anfractuosités de la roche offrent aussi des refuges à divers groupes animaux. Du plus éloigné au plus proche de la lumière, nous avons : Les chauves-souris (19 espèces sur les causses), certains mammifères comme les loirs, qui hibernent à la mauvaise saison et colonisent les cavités car les conditions de température et d’humidité y sont très stables et les oiseaux (hirondelles de rocher, craves à bec rouge, corneilles, etc.) qui utilisent l’entrée des grottes pour y installer leur nid.

Le parcours